En remontant la Luzège!

 

Dimanche 17 juin de très bonne heure (10 h environ) le capitaine guide son équipage pour le mouillage de l’embarcation de toute beauté.

Normalement une croisière s’organise et se prépare de longue date. Celle-ci fait exception à la règle. Le propriétaire de l’embarcation ayant le pied (marin) qui le démange jette une invitation lors de la soirée d’inauguration du festival. En bons matelots que nous sommes nous n’hésitons pas une seconde à répondre présents à l’appel du large.

Nous voilà à pied d’œuvre, le dimanche suivant, au port du Chambon. De main de maître notre Capitaine recule l’attelage sans aucune fausse manœuvre. Chargement du matériel, des marins et nous voilà partis non sans avoir eu droit aux consignes de sécurité du quartier maître (restriction de personnel oblige, le capitaine fait aussi office de quartier maître).

En route pour l’aventure, le 4 temps démarre au quart de tour et nous propulse sur la Dordogne sans broncher. Tout au long de notre remontée nous observons les habitants de ce coin de paradis si paisible. Arrivée au confluent de la Luzé”ge et de la Dordogne le choix de l’embranchement est guidé par le diaporabal. Nous remontons la Luzége toujours à un train de sénateur.

 

 

 

Soudain devant nous se dressent des rapides. Nous ne pouvons plus progresser, la décision de mettre pied à terre est prise. Stéphane, intrépide comme à son habitude se jette (non pas à l’eau) mais sur la berge. Le bougre bien mal lui en prend, le roulis du bâteau a un tantiné perturbé son équilibre. Et voilà notre pauvre moussaillon étalé de tout son long dans la vase. Hélas mille fois hélas trop occupé à guetter les animaux sauvages personne n’a eu le temps d’immortaliser la galipette de notre ami. Rien de cassé c’est l’essentiel.

 

Il est temps de nous sustenter. Par contre là nous sommes organisés, bières, rosé, rouge, café, whisky, salade, œufs durs, pâtés, jambon, yaourt et j’en oublie sûrement, rien ne manque.

 

Demi tour mais cette fois-ci c’est le moteur électrique qui prend le relais. Le retour se fait dans un silence monacal. Enfin il faut faire abstraction des commentaires des uns et des autres. Au détour d’un méandre un héron suicidaire ou intrigué par cette barque silencieuse se laisse approcher à moins de 10 mètres. Il n’en faut pas tant pour notre bonheur. Le voilà mitraillé par une bande de pirates en mal de sensations. Le tir d’artillerie s’éternise…. Les cartes mémoires pleines nous abandonnons notre héron parisien à son sort. C’était probablement le héron du bois de Boulogne qui trône sur une des bâches de Natura l’Oeil.

 

19h00 accostage au point de départ. Nous somme tous enchantés de notre journée avec pour observation parmi les plus marquantes des milans , des buses, un héron, probablement une couleuvre qui a traversé en amont du bateau, un couple de goélands (ben oui c’est ça le grand large).

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Tous les matelots (Thierry, Chris, Stéphane et bruno) remercions le Capitaine (J. Luc) pour cette très belle journée dans les gorges de la luzége. De belles rencontres et un moment de convivialité comme je les apprécie.